Impression vespérale…

 

Impression, soleil couchant sur les Alpilles ocres de chaleur…

Les premiers écrits sur son blog ne sont pas difficiles, ce qui est dur c’est le vide en face de soi. On s’y lance. Car, personne ne vous répond. Michel Lecourt (Ubik), qui a conçu l’architecture de ce blog pour moi m’a bien prévenu. Il faut mettre des lignes à l’eau et attendre des touches.

C’est pourquoi j’avance dans ma démarche.

C’est bien le moment de vous avertir. Ce blog est comme un tableau impressionniste (d’où la référence à Monet en titre) Des touches de couleur, des idées et des réflexions. Prenez les au vol. Au début, vous chercherez vainement un dénominateur commun entre Diana, Sarayacu, le management et le coaching. Etablir des ponts entre les choses même sans rapport: voilà la vraie créativité. La carpe KoÏ et le lapin angora se marient pour donner une nouvelle idée.

Nous ne sommes pas des cerveaux sans frontières pour rien!

A vous lire

Guy Lesoeurs

 

 

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Diana, 10 ans + 1 après… bientôt

Il y a presque un an, c’était le dixième anniversaire…

Le jeudi 30 août 2007

Extrait de cyberpresse

 

L’hommage à Diana sert de «repère», selon un psycho-anthropologue

«La flamme est un objet qui est devenu sujet et, parce qu'il est impersonnel, il a pu prendre Diana en charge, ou Diana a pris en charge le monument pour le sublimer, ça dépend comment on regarde les choses», juge le psychologue-anthropologue français Guy Lesoeurs. (Photo Reuters)
 

«La flamme est un objet qui est devenu sujet et, parce qu’il est impersonnel, il a pu prendre Diana en charge, ou Diana a pris en charge le monument pour le sublimer, ça dépend comment on regarde les choses», juge le psychologue-anthropologue français Guy Lesoeurs.
Photo Reuters

Agence France-Presse

Paris

À travers l’hommage rendu à Diana, le public satisfait son côté «narcissique» et trouve des «repères», juge Guy Lesoeurs, psychologue-anthropologue qui a rédigé un mémoire sur le «pèlerinage» sur le lieu de l’accident de la princesse disparue à Paris.

Question : Pourquoi ce flot continu de gens sur les lieux de l’accident de Diana, dix ans après sa mort?

R : «Ce pèlerinage répond au besoin de trouver des repères. Le monde est fou, difficile, tout est compliqué, incompréhensible et donc, de temps en temps, il y a des lumières qu’on se fait qui permettent d’éclairer le chemin. Les gens prennent les repères qu’ils peuvent, des stars du cinéma ou de la musique mais aussi des gens qu’ils vont fabriquer à leur image, c’est très narcissique.

À travers cet hommage, on se projette sa propre image de personne qui a cru à un moment donné aux fées, aux princesses et tout d’un coup, la citrouille, le carrosse se tape contre un pilier. Le pseudo prince charmant c’est nous. À partir de là, on imagine que c’est presque une sainte. C’est une religiosité tout à fait normale.

La flamme est un objet qui est devenu sujet et, parce qu’il est impersonnel, il a pu prendre Diana en charge, ou Diana a pris en charge le monument pour le sublimer, ça dépend comment on regarde les choses».

Q : Mais que représente-t-elle dans l’imaginaire du public?

R : «C’est un pèlerinage touristique mais surtout transculturel. Les gens viennent du monde entier et toutes les professions et tous les pays sont représentés. Ils viennent tous pour la même raison au même endroit avec la même intention et marquent leur passage ou prennent une trace de la même façon qu’ils soient catholique, musulman, shintoïste, qu’ils soient Néo-Zélandais ou Polonais.

On peut les appeler des touristes mais je pense que cela va beaucoup plus loin car il y a un rituel par la photo prise, le dépôt de fleurs, des ex-voto et des images que l’on laisse comme des icônes de Diana et les graffitis».

Q : pensez-vous que le phénomène va perdurer?

R : «Diana se range dans plusieurs catégories : celle des gens morts jeunes, celle de ceux qui ont fait du bien, elle a fait de l’humanitaire, c’est une princesse, elle a plusieurs chapeaux, et chacun en a une vue différente. Elle a une pluralité et un aspect universel qui va perdurer. Elle est devenue universelle, elle est inscrite dans la mémoire collective.

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Empathie : affects ou valeurs ? Il faut choisir

 

 

L’objectif de cette série d’articles intitulés  Les Managers du possible©  est une sensibilisation à certains aspects managériaux faisant appel à l’intuition, à la créativité et à l’authenticité. Cet article a été publié dans AMIPS-Info n°78 en 2007. Il est disponible sur simple demande auprès de Guy Lesoeurs par mail.

Le parcours de cet article n’est pas habituel et demande l’effort de se laisser « haler » sur des canaux quelque peu tortueux, en dehors des sentiers battus.

 

The general objective is to increase your efficiency in managerial skills on matters that you are not accustomed to, such as prospective thinking, intuitive research etc. We continue this series with “pros and cons of empathy in management”

 

L’entreprise est un champ de mines non désamorcées sous les pieds du manager. La frustration, les jeux de pouvoirs, les conflits de territoire, la peur du faux-pas, les re-mises en cause et les agressions verbales, les sous-entendus peuvent rendre la vie professionnelle difficile et stressante. L’individu et l’équipe peuvent en souffrir au point que ce mal-être a des retentissements sur l’ambiance et sur la qualité de vie professionnelle et personnelle des collaborateurs. Cette souffrance au goût amer a un coût important (et souvent méconnu) pour l’entreprise : conflits rémanents, pertes de temps, démotivation, démissions, absentéisme, dépressions et non qualité des prestations.

TOUT MAITRISER : LE FANTASME DU MANAGER

Certains managers sont mieux armés pour y faire face et réussissent mieux que d’autres dans leurs relations interpersonnelles. Plus attentifs, plus authentiques, plus ouverts et plus en phase avec les autres. L’écoute, nécessaire, n’est cependant pas suffisante : il faut aller plus loin sans toutefois céder à la tentation du « tout maîtriser », fantasme couramment constaté. Face à des situations managériales problématiques, le recours à des techniques psychothérapiques peut être tentant.

Il est vrai que l’on peut améliorer les conditions de la communication interpersonnelle en travaillant un comportement assertif [l’assertivité, traduction de assertiveness, est l’affirmation de soi sans dommage à l’autre. C’est un comportement positif et éthique qui refuse le recours à la manipulation et à la contrainte soit par le pouvoir soit par l’apitoyement. Ce comportement amène des attitudes de positionnement ferme et sans équivoque, base de relations saines et harmonieuses. L’assertivité n’est pas une technique mais un comportement responsable et adulte (cf note 3 ci-dessous sur l’Analyse Transactionnelle qui est l’une des techniques activant ce comportement].ou empathique avec des techniques telles que l’Analyse Transactionnelle [ le concept de l’Analyse Transactionnelle (AT) a été développé par Eric Berne, psychiatre et psychanalyste américain (1910-1970) auteur de « Des jeux et des hommes » et « Que dites vous après avoir dit bonjour ?». Il définit 3 états du moi : Parent (moralisateur et nourricier), Adulte (analyse objective de la situation), Enfant (rebelle et inventif. La transaction est l’échange entre ces 3 états du moi. Elle est dite parallèle si les interlocuteurs sont dans les mêmes états et croisée dans le cas où ils se mettent dans des états différents ce qui amène des problèmes de communication.

 ou la Programmation-Neuro-Linguistique [La PNL ou programmation neuro-linguistique est un terme inventé par Richard Bandler et John Grindler, respectivement informaticien et psycho-linguiste. Programmation car il s’agit de programmer son comportement ou celui de l’autre, Neuro car il s’agit de mobiliser ses neurones et Linguistique car l’expression (gestes, paroles) va servir de support et de véhicule à cette méthode de communication interpersonnelle].

Il faut cependant toujours raison garder car les techniques peuvent entamer la perception de l’authenticité et/ou faire tomber dans l’affectivité dont on connaît l’effet délétère en management….(à suivre)


 

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Sarayacu, la communauté du milieu du jour

Notre pilote et son fils attentifs dans les rapidesle village du milieu du jourLe village en forêt amazonienne, provincia de Pastaza, Ecuador

Mai 2008. Après 8 heures de pirogue…à moteur sur le rio Bobonaza affluent du Pastaza qui descend des Andes équatoriennes, nous débarquons à Sarayacu, village Kichwa dans la selva amazonienne (Oriente) de l’Equateur, environ 80 kms à l’Ouest de la petite ville de Puyo elle-même située à environs 300 kms de Quito. Nous y resterons une semaine.

Nous sommes sept : Marc, Sonia la fille de Marc, Didier, René, Bernard et Luc. Pour Marc, Didier et René c’est le second séjour. Le premier eut lieu en 2005. Nous sommes accompagnés d’Ingrid, une française qui travaille avec Papangu Tours, l’organisation d’écotourisme des peuples indigènes que dirige José Gualinga.

Je connais José Gualinga depuis 10 ans. Nous avons suivi ensemble l’enseignement d’ethnopharmacologie à l’Institut d’Ecologie de Jean Marie Pelt à Metz.

Que venons nous faire ici dans ce coin perdu…?

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