Faut-il un débat sur l’identité nationale ? M. Rocard au Nouvel Obs

Soleil déclinant sur la merL’identité nationale est au goût du jour…

De mes lectures, je vous livre des extraits des propos de Michel Rocard sur ce sujet… frappés au coin du bon sens. (tirés du nouvelobs.com). Serions nous, comme les Mayas au crépuscule de notre histoire alors que notre nation s’enorgueillit d’être un creuset socio-culturel? Pour moi, la question de l’identité nationale est un vrai faux débat. C’est comme si, tout d’un coup, je prenais conscience d’être vivant…

Michel Rocard : -….[…]…La France est incontestablement l’un des pays occidentaux qui a la plus forte identité nationale…[…]…
….Tout cela nous donne un art de vivre ensemble, parfois avec une assez grande indifférence au droit du sang, et donc une majoration de l’identité de choix de culture et de volonté d’un destin commun, largement façonné par la Révolution. Et tout cela est assez magnifique. On a même fait vivre cette identité à la Martinique, à la Guadeloupe, au Sénégal et à dans presque toutes nos colonies.

L’idée que tout cela fasse doute et qu’il faille en rediscuter me stupéfie. Cela fait une identité absolument merveilleuse, dont il est vrai qu’on la durcie quand on la prend comme Le Pen. Parce que Le Pen, au fond, nie la réalité de l’adhésion à cette nation de gens qui y sont depuis 150 ans. Ma mère était Savoyarde. Ce qui veut dire que moi-même, je dois d’être Français à un succès diplomatique de Napoléon III, tandis que pour Le Pen, je suis un Rital.
Cela ne me fait pas plaisir de rouvrir la conversation. Je trouve ça complètement imbécile. Il faut bien voir que cette logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme. C’est une logique d’ouverture. La France se définit comme une sorte d’orgueil permanent. Moi je suis protestant. Cela veut dire que mes ancêtres sont considérés comme Français depuis ce jour mystérieux d’août 1789 où l’Assemblée constituante a fait citoyens français successivement les protestants, les juifs, les comédiens et les gens de couleur.
Dans l’idée d’arrêter ce mouvement de générosité, il y a quelque chose qui me choque. Parce qu’ouvrir le débat, c’est rechercher l’écriture d’une formalisation instantanée de la description de ce qu’est l’identité française. Or, elle a été dans l’histoire complètement évolutive. Et après tout, si on décide que c’est à la date du 3 août 1789 que s’arrête la fabrication de la France, moi je cesse d’être citoyen.

N’est-ce pas aussi la question de l’immigration qui est sous-entendue dans le débat sur l’identité française ?
– La France est depuis le milieu du XIXe une terre de dépression démographique. Il y a avait vers 1935-36 déjà 4,5 millions d’étrangers en France. Et la presse de l’époque montre que certaines couches de la population traitaient les immigrés – Italiens, Polonais, Belges…- comme des chiens. La presse d’aujourd’hui n’ose pas, s’agissant des Arabes ou des Noirs, reprendre le vocabulaire, les insultes et les présupposés que colportait la France entre les deux guerres. Tous ces hommes sont devenus citoyens français. La France est faite comme ça! Se poser le problème de l’immigration, c’est se poser la question de la date à laquelle s’arrête la bienvenue que nous avons souhaité à tous ceux qui sont devenus Français en venant d’ailleurs, et qui sont aujourd’hui un bon tiers, sinon la moitié, de notre population totale. Alors à partir de quand on crache dessus ?

Exalter la France est une chose. Je me sens Français comme pas possible. Je suis éperdument fier d’être par hasard né dans ce pays. Mais je n’ai pas envie que la chance que cela représente soit fermée à d’autres, au nom d’un sectarisme qui n’est pas dans notre histoire. Et je crains beaucoup que le fait d’ouvrir le débat ne se traduise, comme souvent en France, par une volonté de formaliser, de décrire et de mettre dans des textes, ce qui va figer. C’est idiot… C’est idiot parce que je n’ose pas caresser l’espoir que dans ce débat sur l’immigration, la victoire aille à cette définition : la France est la seule identité nationale au monde qui soit en définition évolutive et constamment en train d’agglomérer de nouvelles sensibilités et de nouvelles représentations linguistiques ou de couleurs de peau.

C’est votre définition ?
– Oui. Absolument. En 1789, les Français secouent le joug de la monarchie absolue. Les trois ordres se réunissent, ils écrivent la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, et il ne leur vient pas à l’idée de n’écrire que pour eux. Ils écrivent pour le monde entier. Les deux premiers mots sont « Les hommes« , sans distinction géographique, linguistique ou raciale. « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
C’est un trait culturel. Et toute idée que le cadeau de la France au monde qu’est ce texte puisse être terni, par le fait qu’on donnerait plus d’importante à certains hommes qui sont rassemblés dans l’hexagone sur certains autres, c’est un attentat à la grandeur de la France.
…[…] …
Ma crainte, c’est qu’on mette des frontières là où il n’en faut pas. C’est que parler de l’identité nationale nous convainque qu’il y a une substance de plus, quelque chose de qualitativement différent, entre ceux qui sont Français et ceux qui ne le seraient pas mais habiteraient quand même notre territoire. C’est ça le risque. Car l’enjeu, c’est une insertion décente de tous ces gens, comme nous l’avons toujours fait.

Propos de Michel Rocard recueillis par Baptiste Legrand
le lundi 2 novembre 2009 – Nouvelobs.com

FUTURS MANAGERS DE L’INDUSTRIE PHARMA

Le MIP (Mastère en Management de l’Industrie Pharmaceutique) ESC Dijon Bourgogne prépare des jeunes diplômés en pharmacie, des ingénieurs, des scientifiques et aussi des professionnels de la santé aux fonctions de management dans les industries des produits de santé.

Il est essentiel de les préparer intensivement à l’animation d’équipe et aussi, bien entendu, au travail par projet.

Suite…. demain

Guy Lesoeurs

CONQUERANT DE SOI, RESPECT DES AUTRES

Aujourd’hui, je fais travailler 8 futur (es) Managers de l’industrie pharmaceutique (Mastère Management Industrie Pharmaceutique de l’ESC Dijon-Bourgogne).

Contexte : séminaire de management et développement personnel.

Sujet : animation et gestion d’un groupe en réunion.

Objectifs

1. Que les futurs managers soient capables de gérer une réunion de travail.

 2. Qu’ils puissent faire face aux situations imprévues et aux personnalités difficiles

 3. Qu’ils fassent en sorte que le cadre de la réunion soit respecté et les objectifs atteints et ce, dans une ambiance agréable.

Moyens : étude de cas avec expérimentation et debriefing. Travail sur les méthodes d’animation. Profiter des compétences et qualités de chacun et chacune. Adopter une attitude d’écoute et d’authenticité face aux Autres. 

Méthodologie

CDISA

  • Cadre (fixer le cadre, les limites (durée), les objectifs et la méthode)
  • Disponibilité (vérifier la disponibilité d’esprit et demander la participation sans conditions)
  • Idées (faire émerger les idées, suggestions et propositions)
  • Synthèse (effectuer la synthèse partielle ou finale)
  • Action (mettre en plan d’action avec responsables)

…. suite

Leçons à tirer : à partir des exercices, chacun et chacune trouvent en eux-mêmes les leviers de l’animation.

Suite .. demain: comment aider à faire sortir les idées.

Guy Lesoeurs

Le Coach…le film!

COACH FILMAvec Richard Berry et Jean Paul Rouve

Je ne l’ai pas vu mais j’ai vu la bande annonce…

Chêne est un coach renommé qui accumule les succès professionnels. Mais c’est aussi un joueur invétéré qui a des dettes colossales. A bout de patience, sa femme le quitte. Pris à la gorge par ses créanciers, Chêne accepte un contrat qui peut le sauver : coacher à son insu Marmignon, un directeur très singulier qui semble être le pire coaché imaginable.
Voir bande-annonce sur l’Internaute

Pari sur les hommes, le management par la vision partagée…

Ceci est le titre du nouvel ouvrage de Pierre Barrère (co-écrit avec Jean-Claude Montauzé) paru chez L’Harmattan, 24,50 €.

Pierre est Coach auprès des managers, des équipes et des organisations. Il est aussi superviseur de coach et co-responsable de la formation CT Vincent Lenhardt sur Montpellier, Marseille et Aix en Provence. J’ai le plaisir de participer à ses séances de supervision en groupe et c’est toujours un grand bonheur. Il sait « accueillir », se rendre disponible et nous fait élaborer et construire. C’est aussi tout l’esprit de la démarche de son livre qui n’est pas du tout un nième livre de prêchi-prêcha sur le management ou le développement personnel mais un guide de pratique avec des arrêts sur image le long d’un cas vécu.

Un livre à mettre dans toutes les têtes des dirigeants et des cadres mais aussi des coachs.

Ce livre est didactique. Pierre