La dépression : facteur majeur d’exclusion sociale.


Comme suite à la Journée Européenne de la            Dépression mercredi 20 octobre 2011

Les troubles de l’humeur au premier rang desquels se trouve la dépression sont un facteur d’exclusion sociale.

Ci-dessus : Mariage noir: collage vieille photo+jus acrylique noir. GLartis

Un exemple que chacun a pu vivre:

Au « Bonjour, comment ça va ? » -ce rituel quotidien presque automatique- s’il est répondu une phrase du type : « pas très bien, j’ai plein de choses ne vont pas dans ma vie », la situation va faire s’enfuir l’interlocuteur qui n’a pas envie d’écouter la litanie des plaintes qui ne le concernent pas et/ou ne sait pas quoi répondre ou faire. Au mieux, il conseillera «  va voir untel, parle lui en, c’est un bon psy qui écoute et qui t’aidera »

La déprime fait peur et isole dans la vie personnelle et professionnelle…

Surtout quand l’environnement change à tout bout de champ et que l’on nous rabat les oreilles avec les phrases « sois fort, ne te laisse pas abattre, la vie est si dure ». Alors, qui a envie d’être pollué par l’humeur triste du déprimé et son air de chien battu ? Passe encore une fois, mais courage, fuyons ! car cela risque d’être contagieux.

Il est important de considérer la maladie dépressive comme un handicap authentique. Elle représente une porte ouverte sur des événements gravissimes (de la perte d’emploi au divorce en passant par l’addiction jusqu’au suicide). Comme le rappelle l’association France –Dépression « Il y a environ 12 000 suicides par an en France, soit désormais deux fois plus que de victimes d’accidents de la route…[…].. il semble bien que les coûts directement liés aux troubles de l’humeur constituent le poste le plus important des dépenses de la Sécurité Sociale. Si l’on ajoute les coûts indirects supportés par d’autres organismes ou entreprises (interventions de secours, journées de travail perdues, indemnités Assedic), l’enjeu est de plusieurs milliards d’Euros ».

C’était hier (mercredi 20 octobre) La Journée Européenne de la dépression. Il y a été notamment souligné qu’en 2020, la dépression sera la première cause mondiale d’invalidité, après les maladies cardiovasculaires, tous âges et sexes confondus.

Alors comment ça va?

Bonne journée

Guy Lesoeurs, psychanalyste

Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *